Descriptif
Une brève description de cette conférence :
Marine Rouch est une historienne du genre et des féminismes. Chargée de communication de la Société Internationale Simone de Beauvoir, elle est également enseignante à l’université de Toulouse Jean Jaurès (UT2J), à l’Institut Catholique de Toulouse et au lycée Airbus.
Lorsqu’il y a dix ans, elle s'est lancée dans la lecture des lettres reçues par Simone de Beauvoir de la part de ses lectrices, elle a eu l’immense privilège de rencontrer cinq des correspondantes les plus assidues de l'écrivaine. Par la suite, elle a publié une sélection de leurs lettres, accompagnées des réponses de Simone de Beauvoir. Cette conférence En 1949, la publication du Deuxième sexe est à l’origine d’un scandale qui fait couler beaucoup d’encre. Lentement, au cours des années 1950 et 1960, l’ouvrage fait son chemin : il est lu par des lecteurs et surtout des lectrices « ordinaires » ; il est commenté par des associations féministes des revues intellectuelles diverses ou encore par la presse grand public. Lorsque la “deuxième vague” féministe déferle à partir de 1970, Le Deuxième Sexe est érigé en livre-manifeste, en véritable étendard des femmes et du féminisme. Pour autant, il ne cesse pas de faire débat et de polariser le paysage intellectuel, social et féministe français ; et c’est aujourd’hui encore le cas.
La conférencière propose de retracer l’histoire du féminisme français à partir de l’itinéraire de réception(s) et d’appropriation(s) du livre depuis sa parution jusqu’à nos jours afin de montrer comment il a tour à tour joué les rôles d’éveilleur de conscience, de révélateur d’oppressions, de revendicateur de droits nouveaux pour les femmes – notamment en matière de sexualité –, mais aussi, plus récemment, de repoussoir d’un certain type de féminisme dit beauvoirien ou universaliste.
Objectifs pédagogiques
Cette conférence aborde des sujets essentiels à la promotion des valeurs citoyennes telles que l’égalité, la fraternité, la tolérance et le respect. Réfléchir à ces thèmes développe de l’esprit critique et l’empathie. Appréhender le combat contre les discriminations à travers ces échanges épistolaires permet de mieux cerner le pouvoir intemporel de la littérature et de comprendre la dimension globale et très actuelle de la lutte pour l’égalité. La lutte pour les droits d’un groupe discriminé, quel qu’il soit, c’est la lutte pour les droits humains.